nov
19
2008
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Quelques poèmes pour ceux qui aiment…

l’histoire de john mc laughan en musique

John Mc Laughan

C’est l’histoire de John Mc Laughan.
Un mec coiffé d’un chapeau,
un blouson en cuir
et une cervelle de moineau.

Il traîne ses guêtres
dans les dédales de Londres,
en quelques rues sombres où
même son ombre n’ose le suivre.

Au coin ou recoin de l’une d’elle
John croise un mec énorme,
un black, plein de crack,
et de son œil peu vif le dévisage
assez pour en décroûter sa face morveuse de tox.

« eh mec ! tu sais jouer au black crack ?
si tu perd je t’explose ! »

John a décidé de frapper un grand coup
dans l’échiquier de sa vie de merde.
John a décidé de tuer.
Lui ou un autre, il s’en fou.

Le black comprend queude. Il est complètement dèf.
Pourtant quelque chose se laisse distinguer
dans son essais de communication:
« you’re talking to me ? you fuked my wife ? »

John comprend pas le russe !
Une droite dans l’abdomen,
un coup de tête et le nez qui pisse le sang,
laisse l’homme à terre baigner dans le sien.

Quelques pas et un bon grand coup de manche
Lui suffit à nettoyer son visage rougit par l’effort
et le liquide rougeâtre qui maintenant a cessé de couler
sur sa face marquée par l’usure du temps.

John a soif et la loupiote tremblante
d’un pub à pute l’aspire lui
et son désarroi alcoolique
vers ce qui doit être l’abandon total de soi.

Il pousse la porte, une fumée dense l’enveloppe.
Au fond, des bruits de verres qui s’entrechoquent.
Devant, des visages bouffis et creusés qui se tournent
puis se détournent comme repousser par la peur.

Le bar. « une pinte… »

« Et une pinte, une ! »
Ça y est, l’alcool coule à flot.
Une brume épaisse s’est étalée sur la ville
et de l’intérieur, la fumée ne laisse transparaître la différence.

John Mc Laughan a chaud,
hôte sa veste de cuir.
Il n’en est pas à sa première bière
et de l’une de ses poches intérieures
s’extirpe une lame qui vient heurter le sol
dans un bruit sourd et dense.

Des regards se tournent…
Il ramasse son arme…
Les regards se baissent…
John boit cul-sec…

« Qu’est ce tu fais là John ? »
Un vieillard le fixe à sa droite.
« Tu parles pas un mot d’anglais
et t’es sensé être mort. »

John ne se voit plus dans le reflet ambré de sa brune.

« J’hiberne…» (High burn) il l’a lu sur un panneau publicitaire.

Le vieux se lève pose trois pièces sur le comptoir
et disparaît au cœur des volutes de fumée.
« T’es sensé être mort. »
Cette phrase résonne dans sa tête.

Mort John?

Written by Organic Despair in: poèmes |
nov
19
2008
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Suite – La pute

la lumière blafarde du jour londonien
une odeur de pisse, et l’éclat des goutes
tamponnent son visage trempé et décousu.

C’est l’œil noirci par un choc
et les idées troubles que john se relève.

Le souvenir d’une brune martel son esprit,
le flash d’un vieux, le sang du black…

Qu’importe, John doit s’allonger.

un rapide tour d’horizon lui suffit
à s’orienter, quartier des putes
et en francais comme ailleur c’est le langage
du corps qui paie qui parle!!!

Un pied puis l’autre, la démarche fatiguée
John succombe aux appels légers
d’une blonde fagotée de desirs mal-propres.

lubricité mère de grandes claques!!!

« -suis moi… »

La fille se détache du mur contre lequel
elle se sentait si seule et s’engouffre
dans la cage d’escalier qui les mènerait
à ne plus croire en rien…

Des murs friables les gobes
dégueulant l’humidité du matin
et la sueur deversée en ces lieux
par trop nombre de fois.

-je te reconnais. Dis la pute,
t’es le mec d’hier soir au bar
-qu’est ce ca peut te foutre…
-tu etais bien accompagné.

Elle connaissait le vieux…
john se devet, s’allonge et ferme les yeux.
La bouche chaude et profonde de la putte
s’occupe déjà de lui…

John s’endort.

Written by Organic Despair in: poèmes |

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